Dans les médias du monde entier, sur n’importe quel support de diffusion, lorsqu’on évoque un artiste, on évoque son art et sa manière de le pratiquer. D’une part pour nous divertir, nous public, et d’autre part, pour le commercialiser et donc le faire prospérer .

Le côté culturel et artistique mis à part, il est important de faire un point. Un artiste crée une œuvre (musicale, audiovisuelle, de littérature, d’arts plastiques, de peinture, photographique, etc..). Il bénéficie de droits sur cette œuvre qui est une source d’exploitation commerciale. Malheureusement, ces droits sont happés par les professionnels, producteurs, diffuseurs, distributeurs, médias en tout genre … et quoiqu’on en pense, il en reste très peu pour les artistes. La raison principale est que les artistes eux-mêmes ne connaissent pas leurs droits et les systèmes commerciaux. Et pour cause…ce sont des artistes ! Ce n’est pas leur job de gérer leurs droits et leur business…eux, ils créent. Il faut donc les accompagner. Et ils le sont très mal puisque ceux qui les épaulent sont les mêmes que ceux qui exploitent leurs œuvres. Avec deux bémols  :

  • L’artiste qui se laisse conduire au point de transformer son art initial pour le commerce.
  • L’artiste indépendant qui, à l’inverse du premier, préserve son art au détriment du business.

Quelle perversité pour les artistes !

Ce concept s’applique à tous les artistes en général mais est bien plus ancré dans le monde du Hip Hop puisque celui-ci se veut, par essence, indépendant. Aussi, ayant en tête la phrase de Specta, « On ne peut pas sauver le Hip Hop mais juste préserver ce qu’il en reste », on peut se demander si commerce et Hip Hop ne seraient pas intimement liés dans une certaine perversité ? C’est certain…soit tu perds ton art en te laissant influencer, soit tu le préserves en restant indépendant.

Et c’est à cette deuxième catégorie d’artistes que cet article s’adresse. Car en réalité, il existe beaucoup de moyens pour créer et exploiter ses œuvres en indépendance, notamment par le biais des subventions auprès des organismes professionnels.


Guide Pro : par Caroline Jacquier